L’anxiété de séparation… des parents

Aujourd’hui, NUMEROS SEIS et SIETE avaient une sortie organisée par la garderie.  Pour la première fois de leur vie, de leur 32 mois, ils sont allés en voiture avec quelqu’un d’autre que maman.  Oh là là…

Départ de la maison un peu sur le rush car on a pris du retard ce matin.  Arrivé à la garderie, je débarque mon petit monde et on me dit, « Ne les déshabille pas, on vous attendait pour partir ».  D’accord, je sors donc avec les enfants pour les reconduire dans la voiture qui les mènera à leur sortie tant attendue mais, oh combien angoissante pour NUMERO SEIS qui ne sachant pas où il allait, se tordait de peur… 

Embarquement de NUMERO SEIS… il se met à pleurer.  À pleurer dis-je, à hurler en se tordant et en criant MAMAN PRENDRE sans cesse…  Maman commence à avoir le cœur gros. 

Embarquement de NUMERO SIETE.  Oups, on se rend compte qu’il nous manque un siège de bébé.  Pas de problème, j’installe celui de ma voiture dans la voiture de transport et assis NUMERO SIETE bien comme il faut, tout en sécurité.  Il n’est pas super sourire mais tout de même, il ne pleure pas…

NUMERO SEIS agonise toujours dans son siège…  Je demande la permission de le prendre un peu afin de le calmer.  Je ne voulais pas offenser sa gardienne si gentille qui m’a dit « ce n’est pas une sortie obligatoire tu sais, on peut laisser faire » mais j’avais le cœur en miette et si je m’étais écouté, j’aurais dis « Tout le monde débarque, je vous ramène à la maison. »  Je prends donc NUMERO SEIS et je me rends compte que mon bébé tremble de peur tellement il angoisse à l’idée d’aller en voiture inconnue et que je ne sois pas là.  Mon cœur a flanché et je me suis mise à pleurer avec lui.

Comme je ne voulais pas qu’ils manquent leur journée, j’ai pilé sur mon anxiété personnel et je l’ai réinstallé dans son siège, en prenant bien mon temps pour lui expliquer qu’il aurait du plaisir, que maman les aimait très fort et que j’allais venir les chercher à la fin de l’après-midi comme d’habitude.

Je suis retournée à ma voiture en pleurant.  Je suis revenu à la maison pour m’installer au travail en pleurant et j’ai téléphoné mon Roméo en lui demandant de me rassurer que j’avais bien fait de les laisser partir.

anxiete2

J’ai vécu durant une bonne heure une anxiété atroce.  Je n’arrêtais pas de me dire « Et si c’était la dernière fois que je les voyais?  Et s’il arrivait quelque chose à un des deux et que je ne sois pas là pour lui?  Et s’ils avaient un accident?  Et si je ne les revoyais jamais??? »  J’ai tellement angoissée que j’en ai vomie. 

Plus ou moins une heure après leur départ, ma gardienne m’a laissé un message me disant qu’ils étaient arrivés sains et saufs et que tous s’amusaient comme de petits fous.

J’ai commencé à déstresser mais je dois avouer que toute la journée j’ai eu une peur bleue de ne jamais revoir mes jumeaux vivants. 

Lorsque ma gardienne m’a si gentiment ouvert la porte à laisser tomber la sortie et les ramener avec moi à la  maison, j’aurais voulu dire oui mais pour un paquet de raisons j’ai dis non et j’en suis maintenant contente.  Mes amours ont eu une superbe journée qu’ils nous ont racontée en leurs mots.  Ils ont même demandé d’y retourner en se couchant.  Par contre, la prochaine fois où je me sentirai comme ça, je crois que je demanderai la permission d’être parent accompagnateur…  en espérant ne vexer personne!

 À demain,

Alie –xx-

Source photo vedette :  http://psychodoc.free.fr/ressources3.gif

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