L’insomnie chez les enfants

Opium dans le ciel
Formes rondes, formes belles
J’ai des amis qui en abusent mais moi
Ma bohème s’use
Voie lactée, émeraude
La séance est avant l’aube
Les insomniaques s’amusent mais moi
Ma bohème s’use
Mais moi, ma bohème s’use…

Album: Les Insomniaques S’Amusent,  Année: 1992,  Titre: Opium, Artiste: Daniel Bélanger

insomnie

« L’insomnie pédiatrique se définit comme «une difficulté répétée avec l’initiation du sommeil, sa durée, sa consolidation ou sa qualité, qui survient bien que l’heure et l’occasion de s’endormir soient adaptées à l’âge de l’enfant, et qui conduit à son affaiblissement fonctionnel ou à celui de sa famille».

Les recherches estiment qu’entre un et six pour cent des enfants souffrent d’insomnie pédiatrique, et plus encore si l’on tient compte des enfants atteints de problèmes de développement ou de troubles médicaux ou psychiatriques chroniques. Plus de 50 p. cent des enfants et des adolescents ayant participé au sondage «Sleep in America» (Le sommeil aux États-Unis) ont déclaré avoir des difficultés à s’endormir ou à rester endormis pendant la semaine. » tiré de la source : http://www.douglas.qc.ca/info/troubles-du-sommeil-chez-l-enfant

« L’insomnie désigne une perte du fonctionnement diurne causée par un sommeil insatisfaisant. Les symptômes de l’insomnie incluent la fatigue, l’inattention, l’irritabilité, le manque d’énergie et l’anxiété. L’insomnie chronique peut entraîner la dépression, des problèmes d’apprentissage et une mauvaise performance scolaire [2]. De plus, l’insomnie chronique peut compromettre le fonctionnement des familles, et pas seulement de l’enfant dont les cycles de sommeil sont inquiétants. » tiré de la source : http://www.cps.ca/fr/documents/position/melatonine-pour-traiter-troubles-du-sommeil-enfants-adolescents

Quand on pense insomnie, on pense généralement aux adultes qui ne réussissent pas à s’endormir.  Rares sont ceux qui se représenteront un enfant en pleur car il ne réussit pas à dormir malgré sa fatigue…  Les gens se représentant cette image, seront les parents de ces enfants.  Comme nous…

NUMERO UNO souffre d’insomnie pédiatrique depuis qu’il a 15 mois.  NUMERO SIETE en souffre aussi et ce depuis qu’il a 18 mois.

Infirmière clinicienne à l’Hôpital Rivière-des-Prairies, Évelyne Martello explique que certains signes indiquent clairement que les enfants éprouvent des problèmes de sommeil :

– quand un enfant dépend de ses parents pour s’endormir
– quand un enfant se réveille plus de 20 minutes à chaque réveil et ne réussit pas à se rendormir facilement
– si l’enfant se réveille plusieurs fois par nuit et plusieurs fois par semaine
– si le problème de sommeil s’étire sur plus de trois mois – tiré de la source suivante : http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=887

POURQUOI?  Voici la question que je me suis posée il y a de cela 8 ans…

Lorsque nous avons constaté que NUMERO UNO ne dormait pas, nous avons évidemment consulté notre pédiatre.  Celui-ci a commencé par nous poser un paquet de questions du genre : Combien d’heure dort-il en moyenne sur une période de 24 heures?  Est-il alerte le jour ou a-t-il sommeil?  Comment se passe la période du coucher?  Etc…  Nos réponses semblaient être de bon ordre puisqu’il nous a prescrit une batterie de tests sanguins et d’observation à faire passer à NUMERO UNO.  Une fois tous les résultats reçus et compilés, nous avons reçu le diagnostic suivant :

NUMERO UNO est un enfant ne nécessitant pas autant d’heures de sommeil que d’autre.

« Malgré les multiples bienfaits du sommeil, Roger Godbout, neuropsychologue, psychologue et chercheur à l’Hôpital Rivière-des-Prairies, émet toutefois certaines réserves face aux traditionnelles grilles établissant les heures de sommeil nécessaires pour les enfants de différents âges. «Le nombre d’heures suffisant de sommeil, c’est le nombre d’heures qui fait en sorte qu’on fonctionne très bien de jour, précise le chercheur. Il y a de longs dormeurs, de courts dormeurs. Chez les enfants, c’est un peu plus difficile à déterminer… Bien sûr qu’un enfant de deux ans ne pourra pas se satisfaire de sept heures de sommeil, c’est clair. Mais la limite n’est pas claire à établir.»  – tiré de la source suivante : http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=887

Les années ont passées et NUMERO UNO continuait de se réveiller à plusieurs reprises durant la nuit et ce, plus de 2 à 3 jours par semaine.  Nous avons même établie un calendrier démontrant clairement que la semaine avant et celle pendant la pleine lune, celui-ci avait des périodes d’insomnie pouvant s’étirer sur plusieurs heures et ce durant 4 à 5 jours  semaine.

Au point où nous, en tant que parents, avons souffert grandement d’un manque de sommeil car nous devions constamment le veiller, le recoucher, le tranquilliser, l’aider à se diriger vers une phase sommeil.

Le cycle a recommencé avec NUMERO SIETE il y a bientôt 18 mois.  Celui-ci se réveille pour une période d’une à deux heures par nuit, généralement entre 2h30 et 5h30 et ce, 2 à 3 nuits par semaine.  Encore nous avons remarqué que les phases de la lune semblent guider son sommeil.

Nous avons tenté de trouver qu’est-ce qui pouvait provoquer ces réveils à nos chéris.  Plusieurs sortes d’insomnie existent.  Je vous en dresse une liste que j’ai trouvée sur le site http://www.douglas.qc.ca/info/troubles-du-sommeil-chez-l-enfant et où on retrouve l’explication de chacune des pathologies associées à l’insomnie.  Je vous invite à la consulter si votre enfant souffre d’insomnie pédiatrique.

Les troubles du rythme circadien

Le syndrome de retard de phase du sommeil (SRPS)

Le syndrome d’avance de phase du sommeil (SAPS)

Le syndrome hypernycthéméral (ou syndrome du libre cours)

La dyskinésie (trouble du mouvement) associée au sommeil

Le syndrome des jambes sans repos

Le trouble du mouvement involontaire des membres.

Les parasomnies

Les troubles respiratoires liés au sommeil

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS)

Le syndrome de résistance des voies aériennes supérieures

Le ronflement primaire persistant

Les hypersomnies centrales

La narcolepsie

Le syndrome de Kleine-Levin

Syndrome d’insuffisance de sommeil comportemental

Les troubles psychiatriques et le sommeil

En ce qui concerne NUMERO UNO, il souffre du syndrome hypernycthéméral (ou syndrome du libre cours) accentué de parasomnies et du syndrome d’insuffisance de sommeil comportemental.  Qu’est-ce que tout ceci, c’est très simple…  et très compliqué !

NUMERO UNO a un cycle du sommeil perturbé.  Son cerveau ne comprend pas qu’il doit dormir durant plusieurs heures de suite la nuit.  Pour lui, il peut se réveiller et ce n’est pas grave.  Le cycle de sommeil est interrompu et ne reprend que dans plusieurs minutes, voir heures.  De plus, il souffre de parasomnies causant des cauchemars, du bruxisme nocturne (grinchage de dents).  Ces parasomnies lui ont aussi causé de l’énurésie nocturne jusqu’à l’âge de 9 ans.  Et comme si cela n’était pas assez, il souffre aussi de perte de sommeil due à une anxiété à l’idée de dormir.  Il ne veut pas faire de cauchemar…  Et jusqu’à il y a quelques mois, il ne voulait pas uriner au lit…

Mais qu’arrive-t-il lorsque ces insomnies sont si fréquentes qu’elles finissent par empêcher l’enfant de bien fonctionner.

Comme NUMERO UNO n’avait aucun problème physiologique, notre pédiatre nous a recommandé de voir si nous ne pouvions pas consulter en psychologie pour trouver d’où venait ces insomnies.  Après quelques visites chez le psychologue, rien de concluant.  NUMERO UNO est un petit garçon tout à fait normal avec des angoisses normales d’enfants et rien d’alarmant.  On nous a donc recommandé la mélatonine pour induire le cycle du sommeil.  Durant 3 ans, notre fils a donc pris entre 3 et  9 mg de mélatonine à tous les soirs au coucher afin d’induire un cycle de sommeil stable.  Nous avons stoppé cet apport il y près de 3 mois.  NUMERO UNO dort bien 80% des nuits.  Il a toujours des périodes insomniaques durant les 2 semaines précédant et pendant la pleine lune.  Nous ne traitons pas par contre.  Nous avons développé une routine avec lui afin qu’il retrouve le sommeil par lui-même sans venir nous réveiller à chaque fois.  Lorsque ça fait plus de 20 minutes qu’il est éveillé, il refait sa routine dodo c’est-à-dire, pipi, lecture pour une période variant de 10 à 30 minutes et ensuite on ferme la lumière et les yeux.  Si toutefois, au bout d’un autre 20 minutes le sommeil ne s’est toujours pas présenté, nous lui permettons de se lever et jouer à un jeu tranquille, genre LEGO ou CONSTRUCTO de façon à se changer les idées et ce, pour un maximum de 20 minutes.  Ensuite on retourne au lit.  Généralement, ces périodes d’insomnie ne durent pas plus de 2 heures.

NUMERO SIETE lui est en investigation médicale.  Si toutefois on ne diagnostique rien, il devra comme son frère se soumettre à un traitement à la mélatonine pour un bout de temps.

Tout ceci pour finir par conclure que nous ne saurons jamais ce qui cause ces périodes d’insomnie chez nos enfants.  Par contre, je peux vous assurer que ceci cause de gros désagrément pour eux comme pour nous parents.  Premièrement, les enfants ont de la difficulté à bien fonctionner durant la journée s’ils ont soufferts de ces périodes durant quelques nuits d’affiler.  Leurs caractères deviennent très difficiles.  Et plus ils deviennent fatigués, plus leur sommeil est perturbé.

Pour nous parents, c’est simple.  Nous sommes crevés, épuisés, dépassés.  Depuis 8 ans que notre sommeil est perturbé plusieurs nuits par semaine.  De plus, comme ce n’est pas des périodes fixes, il arrive que les enfants se réveillent à intervalles.  Il est donc fréquent pour moi de me lever entre 4 à 7 fois par nuit et ce, 3 à 5 nuits par semaine.

Je souhaite grandement qu’un jour on trouve ce qui cause ces interruptions de sommeil avec périodes insomniaques pédiatriques.  Je souhaite aussi pouvoir aider mes enfants à développer des façons pour ne plus souffrir d’insomnie afin qu’ils bénéficient d’un sommeil réparateur.  Entre-temps nous continuons de lire tout ce qui nous passe sous la main en fait de matière sur les troubles du sommeil pour enfant et nous berçons NUMERO SIETE et soutenons NUMERO UNO du moins qu’on peut.

Je vous souhaite bonne semaine et bon sommeil.

Alie –xxx-

Advertisements

2 responses to “L’insomnie chez les enfants

  1. Ça semble vraiment difficile à vivre. Merci de partager ça avec nous. L’incertitude aussi de ne pas tout à fait savoir ce qui cause cette insomnie doit être aussi une difficulté de plus.

  2. Merci, enfin je trouve qqun qui vit ce que je vis! La différence est que mon numéro 1 le fait de façon occasionnelle. La il est debout depuis 2h du mat, il est 4h!! Maman était bien décourager jusque votre lecture

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s