Le choix d’une garderie

Ce matin j’aborde un sujet difficile.  Difficile car les opinions sont très divergentes sur le sujet.  Loin de moi l’envie de créer un débat.  Loin de moi l’envie d’imposer mes choix.  J’écrirai mes avis, mes choix; ce sera à vous de prendre ce qui vous va et de laisser le reste… Bonne lecture!

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CHÉRI, CHÉRI, JE SUIS ENCEINTE!  C’est à partir de cette petite phrase, à ce moment précis que le mot GARDERIE nous vient en tête…

Plusieurs d’entrevous savez que de trouver une place en garderie est un casse-tête monumental.  Imaginez DEUX places en garderie…  Eh oui! Les parents de jumeaux aussi ont besoin de travailler.  Après tout, c’est deux fois plus de couches, deux fois plus de biberons, deux fois plus de tout mais ce n’est pas deux fois plus de congé de maternité…  Alors à l’annonce de ma grossesse je me suis mise en quête d’une garderie « à la deux ».

Première question à ce poser : voulons nous une garderie en institution ou une garderie en milieu familial?

Deuxième question : la veut-on subventionnée ou privée?

Troisième question : avec un programme d’éducation stricte et d’hyper stimulation ou avec une approche éducative basée sur le jeu?

Quatrième question : près de chez-nous ou près de notre boulot?

Et j’en aurais un paquet d’autre à vous inscrire… Je m’arrête sur les quatre inscrites car sinon, mon article aurait 20 pages. Lol!

D’entré de jeu, dites-vous que dans notre système actuel, rare sont les parents qui ont vraiment le choix.  On s’inscrit PARTOUT et on espère avoir un appel avant notre retour au travail.

Institutions versus milieu familial

Voici à mon avis les avantages des garderies en institutions, qu’elles soient subventionnées ou non :

  • Les heures d’ouvertures sont généralement plus larges que celles en milieu familial.
  • Les périodes de vacances sont beaucoup plus faciles à gérer car elles sont généralement ouvertes à l’année et vous offre la possibilité de prendre vos vacances selon vos propres horaires.
  • Les enfants apprennent à suivre les structures plus facilement car ils sont intégrés dans des groupes de leurs âges et doivent respecter les horaires.
  • Plusieurs programmes d’éducation complémentaire sont offerts à des coûts variables.

Voici maintenant celles des garderies en milieu familial, qu’elles soient subventionnées ou non :

  • Les enfants vivent dans un environnement familial, ils deviennent une partie de la famille de la « gardienne ».
  • Les programmes éducatifs sont souvent basés sur des formes de jeux plutôt que sur les formes scolaires.
  • Les enfants sont en groupe non-homogène, c’est-à-dire qu’ils sont intégrés au groupe existant dont les âges, les sexes varis.
  • Les habitudes de vies des tout-petits sont prises en considération afin de faciliter leur intégration.
  • Les règles dites de « la santé » sont souvent plus élastiques.  C’est-à-dire que les enfants pourront se présenter à la garderie même s’ils ont un rhume ou une petite température contrôlée par des analgésiques (Tempra, Tylenol, Advil…) durant les poussées dentaires, lors de la prise d’antibiotiques pour des otites, etc…

Les désavantages des garderies en institutions, qu’elles soient subventionnées ou non :

  • On a souvent l’impression de «mettre » nos enfants « dans le système ».
  • Les groupes sont homogènes et les enfants ne sont pas mélangés aux autres groupes d’âges.
  • Les programmes éducatifs sont souvent poussés à l’extrême.
  • Les règles sont très strictes au niveau de la santé. Aucun enfant ne présentant de température ne sera accepté, que ce soit pour une poussée dentaire ou non…
  • Les habitudes de vies des tout-petits ne sont pas considérées lors de l’entrée en garderie.  L’intégration doit se faire à ce que le groupe reste homogène.
  • Les enfants doivent « suivre le moule » sinon ils seront rejetés de la garderie.

Voici maintenant ceux des garderies en milieu familial, qu’elles soient subventionnées ou non :

  • Les heures d’ouvertures sont souvent minimes et hors normes
  • Les horaires de vacances sont difficiles à gérer.
  • Lorsque la « gardienne » est malade ou a un rendez-vous, on doit s’organiser pour trouver un autre moyen de gardiennage sous peine de prendre congé au travail.
  • Les sorties éducatives sont plus rares.
  • Les enfants n’apprennent pas à fonctionner dans les standards « du système » et sont donc moins prêts à l’intégration scolaire.

Les subventionnées versus les privées

Qu’on le veuille ou non, l’attrait de la garderie à 7$ est énorme, surtout lorsque l’on a deux bébés à « mettre en garderie ».  Par contre, les places étant tellement restreintes, il est assez rare de pouvoir intégrer une garderie subventionnée dès l’entrée des bébés.  Il arrivera souvent que vous deviez trouver une place dans une non-subventionnée pour ensuite changer bébés de place une fois que vous aurez des ouvertures ailleurs.  Ceci devient alors un choix personnel à savoir si on effectue le changement ou si on garde notre garderie actuelle.

Avec le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants par versements anticipés on réussit tant bien que mal à fonctionner avec des garderies qui ne sont pas subventionnées.  À la fin de l’année, une fois le revenu rajusté, le calcul donne souvent des journées payées entre 7$ et 13$.

Voici les liens pour en faire la demande :  (Crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants – Demande de versements anticipés – TPZ-1029.8.F et Frais de garde donnant droit au crédit d’impôt – Tarif et nombre de jours de garde prévus pour 2013 – TPZ-1029.8.F.A) http://www.revenuquebec.ca/fr/sepf/formulaires/tpz/tpz-1029_8_f.aspx

http://www.revenuquebec.ca/fr/sepf/formulaires/tpz/tpz-1029_8_f_a.aspx

Les programmes éducatifs

Choisir une garderie c’est aussi choisir la base sur laquelle nous désirons que nos enfants soient éduqués.  Il faut donc avoir une bonne discussion entre conjoints afin de s’assurer d’être sur la même longueur d’onde.  Veut-on un programme éducatif basé sur l’apprentissage par le jeu ou un programme éducatif basé sur l’apprentissage de type scolaire?

AVIS : Les paragraphes suivants comportent mon avis personnel et non un avis professionnel.  Ils inclus par contre des observations faites par des professionnels.

Nous avons choisi pour nos quatre enfants des garderies en milieu familial.  Pour nous il était important que nos enfants puissent grandir dans un environnement similaire à notre domicile, qu’ils puissent se sentir aimés et en confiance avec leur « gardienne ».

Nous ne recherchions pas un endroit qui leur donnerait une « éducation » mais plutôt un endroit qui les laisserait s’épanouir en tant qu’enfant.  Oh! Ne vous méprenez pas.  Nous ne cherchions pas un endroit où ils pourraient régner en maîtres et rois.  Nous voulions simplement qu’ils vivent la continuité de « chez-nous ».  À notre avis, les enfants « entrent dans le système » bien assez vite.  Les années préscolaires sont pour nous des années où ils doivent jouer et s’amuser.  Ils deviendront bien assez vite de petits écoliers.  À notre avis, chaque tranche d’âge a sa vocation; celle des enfants de 1 à 5 ans est de s’amuser…

Lors de l’entrée à l’école de notre NUMERO UNO, celui-ci a eu de la difficulté à s’intégrer car pour lui, tout était soit trop difficile, soit trop facile.  NUMERO UNO ne savait pas écrire ou lire, il ne parlait pas anglais et/ou espagnol.  Il ne dansait pas le Zumba.  Il connaissait l’alphabet mais avait encore quelques difficultés.  Il écrivait son nom.  Il connaissait ses couleurs et savait découper en suivant les lignes.  Il savait écouter les consignes et suivre les règlements.  Par contre, il ne comprenait pas que le professeur ait besoin d’expliquer comment on fait un château en Lego.  Il ne comprenait pas non plus que les amis sachent faire leurs boucles de souliers mais ne sachent pas qu’on puisse se faire une tuque avec un grand cache-cou si on oublié sa tuque ou des mitaines avec des bas de laine d’adultes si on n’avait pas nos mitaines…

J’ai eu la chance de faire beaucoup de bénévolat dans sa classe.  J’ai donc eu la chance de parler énormément avec son professeur.  En voyant les autres enfants qui savaient lire et écrire, j’avais très peur que NUMERO UNO accuse un retard extrême sur ces compagnons de classe et qu’il en soit stigmatisé.  J’ai remis en question notre philosophie sur les garderies.  Son professeur m’a vite rassurée.  Elle m’a expliquée que depuis ses 20 ans d’enseignement elle avait du changer son programme depuis environ 5 ans.  Avant elle enseignait aux enfants les lettres, les couleurs, elle leur apprenait la musique, la danse.  Maintenant, elle doit leur apprendre à jouer.  Les enfants venant des « institutions » ne savent plus jouer.  Ils sont incapables de créations… Si elle ne met pas un plan devant eux, ils ne savent pas quoi faire avec les Lego.  Ils sont incapables de s’inventer une situation tout doit leur être expliqué en détail.  Ils n’ont plus de « fantastique ».

NUMERO UNO a vécu à sa maternelle en rattrapant les autres.  Maintenant en 3e année il est ce qu’on appel  un élève doué.  Ses professeurs me disent que ça facilité d’imaginer, sa maitrise de la logique lui sont très bénéfiques.  Et c’est la même chose pour NUMERO DOS…

Nous sommes donc rassurés sur notre choix de garderie.  C’est pourquoi les jumeaux aussi sont en garderie en milieu familial.  Oui nous gérons les horaires de vacances, les chicanes de grands versus petits, le fait que nos mousses grandissent à vue d’œil en voulant imiter les grands mais nous sommes ravis de les voir revenir le soir épanouîts et heureux de nous raconter leurs jeux.

La situation physique de la garderie

La plupart des gens ont tendance à choisir une garderie près de leur boulot, voir dans le même édifice.  J’en vois tous les avantages dont celui de respecter les heures de fermeture, de pouvoir aller chercher facilement bébé s’il est malade, d’être tout près en cas de situation nécessitante.  Mais qu’arrive-t-il si vous devez changer de travail?  Il faudra soit faire de grands détours pour reconduire les enfants, soit trouver une autre garderie…

Ici nous avons plutôt opté pour des garderies près de la maison.  Le pourquoi est très simple.  L’instabilité de notre travail.  Mon conjoint et moi étant travailleurs autonomes, nous sommes appelés à effectuer des contrats à divers endroits.  Il n’était donc pas commode pour nous de choisir une garderie près d’un lieu tout en sachant que dans quelques mois nous changerions d’endroit.  J’ai appris à adorer le fait que ma garderie soit aussi proche.  Il y a plein d’avantage dont celui de savoir qu’une fois de retour nous n’avons que quelques minutes de transport à faire avant l’arrivée à la maison.  Si je finis plus tôt que prévu, je peux en profiter pour aller faire mes commissions seule et passer ensuite à la garderie sans m’occasionner de détour.  De savoir mes enfants tout près les journées où je travaille de la maison, etc…

Somme toute, peu importe quelle garderie vous choisirez, ce qui est primordial c’est que vous soyez bien avec votre choix.  L’endroit que vous choisirez doit vous convenir et vous devez être en confiance.  Il faut que vous soyez à l’aise avec la personne qui s’occupera de vos trésors alors que vous serez au boulot.  Surtout, il faut que vous acceptiez de voir cette personne comme une continuité de vous-même et non pas comme une compétitrice à votre rôle de mère.

Bon retour au travail chères mamans de doublons (et de singletons) et soyez ZEN…

Petites lectures complémentaires : deux textes de Karine Paradis, maman blogueuse de Simplement 2.

https://simplement2.com/2012/12/10/le-retour-au-travail-apres-les-jumeaux/

https://simplement2.com/2012/12/23/1-mois-apres-le-retour-au-travail-collaboration-de-karine-et-nathalie/

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6 responses to “Le choix d’une garderie

  1. Petit complément : Les deux formulaires en liens pour les demandes de remboursements anticipés doivent être rempli lors de la demande annuelle. Le premier étant la demande en tant que telle, le second est à faire remplir par votre “gardienne” et sert à confirmer le nombre de jours et le montant chargé. Bonne recherche!

  2. mon amie je peux te rassurer que dans la technique d’éducation à l’enfance et dans les CPE où j’ai travaillé, l’apprentissage par le jeu est ESSENTIEL. C’Est souvent les privées non subventionnées qui scolarise bcp…les enfants ne savent plus quoi faire pendant leur temps libre!! Je te comprend!! Moi je fais une activité dirigée de temps en temps et c’Est selon leur intérêts. Je ne part pas de débat je veux juste te dire que dans les CPE, nous sommes obligés de suivre le programme éducatif qui priorise vraiment l’apprentissage par le jeu…Nous aussi on est en milieu fam mais j’aimerais que Raph soit en CPE l’année avant son entrée scolaire. J’ai déjà refusé un emploi dans une garderie privée où c’était ultra scolarisé et très froid.Non merci ça correspond pas à mes valeurs!!! Tu as une bonne plume xx

  3. Pingback: Conjuguer école et famille | Simplement 2·

  4. Ah ça, quelle corvée ! J’ai galérer pendant des mois à calculer le coût de l’ass mat, de la crèche privée, municipale et tout et tout, ça devient vraiment n’importe quoi. Au final j’ai choisi la crèche d’entreprise grâce à mon mari, c’est à côté de chez nous et c’est plus pratique.

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